La Nouvelle-Orléans se repeuple

LA NOUVELLE-ORLEANS (AFP) - Pour la première fois depuis le passage du cyclone Katrina le 29 août, tous les habitants de La Nouvelle-Orléans, sauf ceux des parties basses d'un quartier pauvre et détruit, pouvaient retourner chez eux mercredi.
Fernando Calix, sur le toit de sa maison à Lake View, décrit une odeur "horrible" lorsqu'il est arrivé dans la matinée. "Cela sentait la mort", souligne-t-il. Restaurateur, il a perdu son établissement et a trouvé un travail pour nettoyer les maisons des autres. "Beaucoup de carrières ont changé", explique-t-il.
Après le retour des commerçants entamé la semaine dernière, les Néo-Orléanais avaient été encouragés mardi par le maire de la ville, Ray Nagin, à "regarder (les dégâts) et partir", en raison de la précarité des conditions matérielles qui règnent encore dans la majorité des quartiers de la ville, sans eau potable, ni électricité.
Le maire a légèrement assoupli la période de couvre-feu imposé aux habitants, qui débute désormais à 20H00 au lieu de 18H00 et court jusqu'à 06H00.
Alors que les habitants devaient s'équiper comme pour un camping (bottes, provisions, eau potable et piles) pour tenter un retour dans leur propre maison, les autorités de la ville interrogées par l'AFP ont indiqué qu'elles ne disposaient d'aucune estimation sur le nombre de retours, ni sur le nombre de gens qui tentent de rester dans leurs maisons endommagées par les inondations.
Dans les quartiers est, la Poste a annoncé la réouverture de deux bureaux où les habitants sont invités à retirer leur courrier.
Mais dans le neuvième district, dont les parties basses sont restées fermées mercredi à ses anciens habitants principalement noirs, la conseillère municipale Cynthia Willard-Lewis se lamentait: "C'est au-delà de la frustration, ce n'est pas juste", dit-elle à l'AFP. "Il est extrêmement décourageant de voir que certaines parties de la ville sont repeuplées et que le reste n'est pas autorisé à retourner à la maison".
Alors que les recherches de cadavres dans la ville ont été officiellement closes mardi, les autorités sanitaires de Louisiane ont prévenu mardi que des cadavres pourraient encore se trouver dans ce quartier, partiellement inondé.
L'ancien président américain Bill Clinton, qui s'est rendu à La Nouvelle-Orléans mardi, a estimé que même les reportages télévisés "ne pouvaient rendre" compte de la situation de ce quartier.
M. Clinton effectuait une mission d'information pour déterminer le meilleur usage à faire des 100 millions de dollars déjà collectés par le fonds Katrina Bush-Clinton en faveur des victimes dans les trois Etats les plus touchés (Louisiane, Alabama, Mississippi). Le cyclone a fait plus de 1.200 morts.
Il a estimé qu'il faudrait des dizaines de milliards de dollars, "voire même 200 milliards ou peut-être encore davantage" pour reconstruire toute la région. A La Nouvelle-Orléans, les conséquences financières immédiates de la catastrophe ont été brutalement mises à jour mardi avec l'annonce par le maire du licenciement de la moitié des employés municipaux, soit quelque 3.000 personnes, dans le courant du mois.
Les licenciements devraient commencer à partir du 8 octobre et porter sur les employés municipaux jugés non essentiels, sans affecter les services de pompiers, police, urgences médicales, et égouts.
Parallèlement, la gouverneure de Louisiane Kathleen Blanco a demandé mardi au président George W. Bush de modifier les lois fédérales afin de permettre l'utilisation de fonds fédéraux pour le paiement des employés locaux. Elle a également appelé à l'emploi prioritaire d'habitants de la région pour les travaux de nettoyage et de reconstruction.
pour mettre un peu de bonheur dans nos coeur voila un article un peu joyeux
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happy halloween a vous toutes
